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DEUTSCH
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critiques de concerts
Oswaldo Souza J. |
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BLICK
07. 01. 2000, Hans von Erlach
México,
07. 09. 2002, Radko Tischavsky
DER LANDBOTE,
12. 02. 2001, Anja Bühnemann
Une
histoire racontée en musique
BLICK 7
janvier 2000, Kultur 3
Concert: TONHALLE SAAL, Zürich, SCHWEIZ
Le violoniste OS (38) a composé de la musique pour grand
orchestre symphonique inspiré par des sujets de son pays
dorigine, le Brésil. Un délire douloureux de
sons. Hier, la première a eu lieu à Zürich.
Avant tout, le brésilien est violoniste avec une formation
classique. Avec lOrchestre Symphonique de Zurich il joue tout
le répertoire de musique classique européenne. Récemment,
suite à la demande de lorchestre, Souza
a composé une suite et écrit un texte qui joint les
deux cultures : celle de lEurope et celle du Brésil.
Le texte parle de la destruction de la nature brésilienne
et la lente suppression de ses populations indiennes. Il est poétique,
mais en même temps dur et engagé. Accompagné
de lindienne Heloisa, Souza lit le texte en allemand, en portugais
et en langue macuxi. Il sagit de lhistoire de lindien
Calipso qui se retrouve dans la « civilisation ».
La musique de OS provient du ballet « Les contes de la mère
lOye » du compositeur français Maurice Ravel
(1875 1937)dont certains passages sintègrent
dans sa composition.
Cela nous donne limpression dimages savoureuses pleines
de cordes, là nous nous croyons dans lAmazone avec
ses oiseaux, ses grenouilles et dautres bestioles. Un
grand poème musical, souvent harmonieux, qui séduit
et charme laudience.
Pour la pièce de Souza « Após Calipso »
(« Ce qui vient après Calipso »), les membres
de lorchestre- initiés par Oswaldo aux rythmes brésiliens-
utilisent des instruments inconnus, Oswaldo
Souza utilise des instruments inconnus.
HANS ULI VON ERLACH
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De Radko
Tischavsky
Concert à Monterrey. Méxique,
sept. 2001
Mercredi dernier lOrchestre Synphonique de lUANL a donné
le premier concert du cycle « Em mangas de camisa » qui
présente souvent de la musique populaire et beaucoup de surprises.
Cette fois la présentation des oeuvres de Oswaldo de Souza
et sa participation au spectacle a transformé le concert en
un véritable show. Ce concert a apporté au publique
un message de refléxion sur la marche de la civilization et
la cruauté humaine. Oswaldo de Souza a joué au Théâtre
de lUniversité de Monterrey la pièce « Após
Calipso quem virá » » oeuvre de sa composition
reliant langue populaire et classique qui, dans sa sonorité
épique nous invite à réfléchir sur le
destin de lhumanité.
Lextravagante façon de raconter : mi-espagnol, mi-portugais-
le costume de lartiste frac et chemise longue, tout en
rose- et la manière de jouer du violon ont éveillé
lintérêt du publique.
Accompagné par la musique du violon, de la guitare, de la percussion
traditionnelle et ainsi que dun baril, le soliste-compositeur
a chanté et interpreté des textes, en faisant même
quelques fois de petis pas de claquettes...
Après linterprétation de « O boi sobre o
telhado de D. Milhau et des « Bachianas Brasileiras nr.2 »
de Villa Lobos le concert sest achevé avec quatre pièces
libres dOswaldo de Souza. « A vila dos lobos » où
lon critique le comportement matérialiste de consommation
; « A volta do Indio », qui décrit la recherche
de son identité ; « O rei do cagaço », une
combinaison de « Xaxado » et de musique classique, offraient
un pot-pourri intéressant, issu de formes dexpression,
des styles et d éthnies variés. |
A la recherce
oscilante du son
« Der Landbote »-lundi 12 février
2001
Concert pour guitares avec Oswaldo Souza
Peterhanskeller, Winterthur, Suisse
La rencontre entre Oswaldo de Souza musicien brésilien
surdoué- promet un événement plein de surprises
qui mène au-delà des chemins traditionnels de la musique.
Jeudi dernier, le chanteur et guitariste Oswaldo, également
violoniste à lorchestre Symphonique de Zurich et ses
collègues Gabi Schiltknecht (percussion) et Michael Pfeut (contrebasse)
se sont présentés au Peterhanskeller.
Voilà comment Souza se décrit lui-même : «
Du Brésil je viens. Dans mon âme : lempreinte du
monde. Ma façon : celle dun enfant. Ma mesure : la chaleur
»
Son visage exprime enjouement et curiosité. Ses yeux et son
corps, toujours en mouvement, traduisent le désir de se laisser
bercer par la musique. Bien que citoyen du monde, son coeur ne cesse
de battre pour le Brésil, son pays dorigine. Il sait
deviner les secrets de la vie. Dans son incohérence il trouble.
Poète, il lutte pour un monde meilleur. Vital, il brille de
tous ses feux. Dans son oeuvrer règne toujours une atmosphère
onirique. Le divin Calypso avait déjà inspiré
tout un cycle de composition. Comme le disait lécrivain
Joseph Conrad : « Un artiste fait appel à nos sentiments,
nous invitant à rêver dalliance fraternelle où
regnerait la compassion. La musique dOswaldo traduit bien son
désir inépuisable dharmonie dans le monde. Faite
de sang et de génie, aux traits bien brésiliens, sa
musique déborde démotions.
Que reste-t-il alors de cette oscillante recherche du son entre la
musique romantique et expérimentale ? Limpression que
lartiste, solide et fragile à la fois, est loin daccepter
le monde tel quil est.
De ANJA BÜHNEMANN |
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